Journaliste : Camille Dupont, vous venez de signer l'accord QVCT pour Orange. Quelles sont les trois avancées que la CFDT considère comme majeures ?
C. Dupont : La première avancée, c'est sans aucun doute la différenciation du télétravail selon les métiers. L'ancien accord imposait un cadre unique qui ne tenait pas compte de la diversité des situations chez Orange. Aujourd'hui, nous avons obtenu quatre régimes différenciés, qui permettent à un cadre OBS de bénéficier d'un télétravail hybride régulier, tout en reconnaissant qu'un conseiller en boutique a des contraintes différentes mais aussi des droits compensatoires renforcés.
Journaliste : Et le droit à la déconnexion ?
C. Dupont : C'est la deuxième avancée majeure. Pour la première fois chez Orange, ce droit devient véritablement opposable. Concrètement : si un manager exerce une pression pour obtenir des réponses en dehors des horaires de travail, le salarié pourra s'en prévaloir et le manager s'expose à une sanction. Ce n'est pas un détail : c'est la reconnaissance que la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle doit être respectée.
Journaliste : Quels sont les points où vous n'avez pas obtenu satisfaction ?
C. Dupont : Soyons honnêtes, tout n'a pas été gagné. Nous demandions un quota minimum garanti de jours de télétravail pour les métiers éligibles, ce point a été refusé. Nous demandions également un congé proche aidant rémunéré au-delà du minimum légal, refusé également. Mais l'équilibre global de l'accord est positif, c'est pourquoi nous avons signé.
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